Mes kits d’escape game pour enfants en format imprimé !

Mes kits d’escape game pour enfants en format imprimé !

Hello, hello ! Grande nouveauté sur la boutique tiDudi (Tadaaaa !) : mes kits d’escape game pour enfants arrivent en format imprimé ! Et oui, maintenant, pour certains de mes jeux, vous pouvez choisir de les obtenir soit en format numérique à imprimer vous-même, soit en format déjà imprimé !

Avant de vous en dire plus sur ce nouveau format, laissez-moi vous raconter comment tout a commencé…

Un rêve d’enfant

Depuis toujours, je suis une amoureuse des livres et des jeux.

J’adore le papier, encore plus le beau papier. Je pourrais feuilleter un livre pendant des heures, juste pour apprécier la texture de son papier sous mes doigts, renifler l’odeur de l’encre, admirer la beauté des illustrations et des typos…
Je vous rassure, je lis aussi des romans sans images, imprimés sur du papier fin et grisâtre, je lis même sur une liseuse, mais un ouvrage illustré et imprimé sur un beau papier, c’est un peu le nirvana livresque.

Je suis aussi une fan absolue des jeux de société au beau matériel.
Les plateaux et les cartes aux illustrations dingues, les pions sculptés de détails, les pièces et jetons aux découpes et textures diverses… Un jeu doté d’un beau matériel décuple le plaisir de jouer.
D’ailleurs, rien que d’en parler, j’irais bien tâter une petite partie, moi…

Alors, naturellement, quand je me suis lancée dans la création de jeux, j’ai rêvé qu’un jour, peut-être, mes jeux seraient imprimés sur du beau papier, façonnés en volume, manipulables, reniflables, emballés dans de jolis coffrets, joliment alignés sur les étagères des librairies et des magasins de jouets.

Il y a quelques mois, j’ai presque touché ce rêve du doigt…

Kit d'escape game pour enfants imprimé sur papier recyclé. tiDudi

La désillusion de l’éditeur

Le parfait projet d’édition

L’été dernier, je suis entrée en contact avec un éditeur qui s’est aussitôt montré emballé à l’idée d’éditer mes jeux.
Dès le premier échange, il avait été convenu que nous partirions sur une première parution au printemps 2020, une deuxième à l’été et un troisième jeu édité pour les fêtes de fin d’année.
Je vous laisse imaginer mon état d’excitation et les paillettes dans ma vie à ce moment-là. C’était réellement un rêve d’enfant qui allait se réaliser, j’allais être ÉDITÉE !

Au fil des échanges, je me sentais confiante, je me sentais comprise et respectée.
Je n’allais pas devenir riche avec mes 1% de droits d’auteur (0,50% pour la partie auteur + 0,50% pour la partie illustration), mais la Directrice de collection m’avait garanti que je pourrais continuer à vendre les formats numériques de mes jeux sur ma boutique en ligne puisque je restais entièrement propriétaire de mon œuvre.
Tout serait parfaitement parfait, mes jeux seraient disponibles à la fois en format numérique sur tiDudi.fr, mais aussi joliment emballés et alignés sur les étagères de toutes les bonnes librairies…

J’étais aux anges ! Jusqu’à ce qu’on aborde le sujet du contrat

Le contrat d’édition

L’éditrice m’avait prévenue que les délais pour lancer la production du premier jeu seraient courts.
Je me suis donc rapidement mise au travail pour adapter mon jeu à la maquette de la collection.
J’envoyais tous les éléments que l’on me demandait pour pouvoir commencer à communiquer sur le projet, intégrer mon jeu au catalogue, etc.

Mais, en octobre, je n’avais toujours pas reçu le contrat. C’était normal me disait-on, l’assistante qui gérait la rédaction des contrats avait été en congés, mais le contrat allait arriver.
Je continue donc à travailler sur l’adaptation du jeu.
Mais à quelques jours de la date butoir pour rendre mes fichiers de travail, toujours rien.

Je vais aux nouvelles gentiment car le projet est passé entre les mains d’une autre éditrice qui me réclame mes fichiers plus tôt que prévu, mais je ne me sens pas à l’aise d’envoyer mon travail sans avoir lu le contrat. Je suis d’un naturel confiant et optimiste mais je ne suis pas non plus totalement naïve.
Quelques jours plus tard, je reçois enfin le contratqui ne tient absolument pas compte de tout ce qui avait été convenu avec la Directrice de collection.
Pour faire court, ce que je comprends c’est qu’en signant ce contrat, je consens à céder à l’éditeur l’intégralité des droits sur mon jeu. Qu’il pourra réutiliser librement tout le concept et toutes mes illustrations dans d’autres ouvrages sans me demander l’autorisation ni me reverser de droits d’auteur. Aucune mention de ma boutique ou du fait que je puisse continuer à disposer de mon concept et de mes illustrations librement.
Comment dire… ? Ce n’est pas tout à fait ce dont nous avions discuté…

Consciente de l’urgence, si nous voulons tenir les délais, je contacte immédiatement l’éditrice. Qui me répond que l’assistante (elle a bon dos, l’assistante) a dû se tromper et qu’elle m’a envoyé un contrat standard.
Elle me dit que je n’ai qu’à rajouter à la main, au bas du contrat, les mentions manquantes et lui renvoyer le contrat signé.
Je ne suis pas juriste mais ça ne me semble pas très « protocolaire » cette façon de faire.
Je demande donc un avis professionnel auprès de la Charte des Auteurs et Illustrateurs de Jeunesse qui me met en relation avec un avocat spécialiste.
L’avocat me confirme que ce n’est pas une façon de faire et que l’éditeur doit refaire le contrat. Mais comme j’insiste sur le fait que les délais sont très courts, il m’indique la formulation exacte à ajouter au bas du contrat et me met en garde de ne rien envoyer de mon travail tant que le contrat incluant les mentions manuscrites n’a pas été signé par l’éditeur.

Je recontacte donc l’éditrice, je lui dis que je fais partir le jour même au courrier le contrat avec les mentions supplémentaires. Je lui demande de m’informer dès que le contrat est ok et signé de leur côté pour que je lui envoie mes fichiers.

Sa réponse n’a pas tardé :

« On annule le projet »

Ciao, bye, Gwen. Game over.

 

Dans les jours qui ont suivi, j’ai tenté de recontacter l’éditrice et la Directrice de collection, puisque nous avions parlé de 3 jeux édités, je voulais savoir ce qu’il en était pour les deux suivants.
Plus aucune réponse, ni à mes mails, ni à mes appels. Blackout total.

Un peu échaudée par cette expérience, je me dis « Tant pis, si je ne peux pas faire confiance à un éditeur, je vais faire imprimer moi-même mes jeux ! »
Je pars donc en quête d’un imprimeur…

Kit d'escape game pour enfants imprimé sur papier recyclé. tiDudi

La quête de l’imprimeur

Puisque l’idée de m’autoéditer commence à germer, je me dis que quitte à faire mes choses moi-même, autant les faire d’une façon totalement alignée avec mes valeurs et mon éthique.
Je pars donc à la recherche d’un imprimeur local, qui imprime sur du papier recyclé, avec des encres végétales et qui assure les découpes des petites pièces de jeu.
Autant vous dire que (quand j’ai eu des réponses) j’ai bien failli m’étouffer à la lecture des devis.

tiDudi n’est pas une startup, je ne dispose pas d’une grosse enveloppe issue d’une levée de fonds. Et non, tiDudi, c’est moi, juste moi, mon projet entièrement financé sur mes deniers personnels.
Donc je ne peux me lancer dans la production de milliers d’exemplaires pour faire baisser les coûts de production.
Et quand on fait imprimer seulement quelques centaines d’exemplaires, les coûts à l’unité sont tout simplement exhorbitants !

Je garde donc l’option imprimeur sous le coude pour plus tard, pour l’instant, il me faut une autre alternative…

La campagne de crowdfunding

A ce moment-là, je commence à envisager de faire une campagne de crowdfunding.
On en voit fleurir partout et plusieurs projets que j’affectionne ont été financés de cette façon, c’est donc une option à étudier sérieusement.
Je me documente et je rencontre des personnes qui ont lancé, avec succès ou pas, des financements participatifs.

J’envisage de plus en plus sérieusement cette solution, je commence à monter le projet et – bam ! – confinement.
La fin d’année s’annonce incertaine, je ne sais pas si les plateformes de crowdfunding ne vont pas adapter leur politique à la crise, je ne sais pas si des personnes auront envie de soutenir mon projet alors qu’elles-mêmes s’inquiètent pour leur avenir…

Bref, trop de questions, d’incertitudes. NEXT.

Kit d'escape game pour enfants imprimé sur papier recyclé. tiDudi

Les kits d’escape game imprimés en édition limitée

Voilà, voilà, comme d’hab’, on arrive au moment où j’active mon mode : « Bah, fais-le toi-même ! ».

C’est vrai quoi, si je les fais moi-même, je suis certaine d’avoir une production :

  • locale : tous les kits sont faits main dans mon petit atelier breton,
  • écologique : je peux choisir mes matériaux, notamment du papier recyclé et recyclable ; je peux optimiser la fabrication pour produire le moins de déchets possible, et je peux facilement limiter l’emballage au strict nécessaire,
  • éthique : je ne tyrannise que moi-même (non, je blague, je me trouve cool comme boss) 😋

Et puis, même si je ne pourrai sans doute jamais m’aligner avec les tarifs pratiqués par les grands éditeurs, le coût d’un kit fabriqué par me & myself est beaucoup (beaucoup) plus bas qu’une petite production chez un imprimeur local.

Reste une contrainte majeure : je ne peux pas passer mes journées entières à fabriquer des kits à la main. Je dois garder du temps pour créer et illustrer de nouveaux jeux.

J’ai donc choisi de produire les kits imprimés en édition limitée, de petites quantités, qui me permettront de vous proposer des kits prêts à l’emploi et éco-conçus, tout en continuant à créer de nouvelles aventures pour vos enfants.

Et, ça, ça ne change pas, vous pourrez toujours opter pour la version numérique à télécharger et imprimer vous-mêmes.

Pour le moment, tous les kits ne sont pas disponibles en version imprimée mais je vais en ajouter progressivement. D’ailleurs, n’hésitez pas à me dire en commentaire quel kit vous aimeriez voir arriver en priorité en version imprimée.

Enfin, en cas de rupture de stock sur une édition limitée, je vous informerai via la newsletter de son réassort sur la boutique.

Pour conclure, j’espère que l’idée de trouver les escape games pour enfants tiDudi en version imprimée vous plaira au point que vous pourrez, un jour, peut-être, les trouver joliment alignés sur les étagères des librairies et magasins de jouets 🤩

Dites-moi vite ce que vous en pensez !

14 Commentaires
  1. Je viens de découvrir ton blog et j’adore!!
    J’imagine trop me procurer un des kits et les découper avec ma machine de découpe Cricut !
    J’ai aussi cru aux rêves et promesses d’un éditeur mais j’ai vite compris que j’allais perdre tous mes droits sur mon livre et j’ai vite abandonné! On n’est jamais mieux servi que par soi-même!
    Je te souhaite énormément de succès avec te kits et si tu veux qu’on collabore n’hésite pas!!

    P.S.: pourquoi ma fille n’a pas encore 7 ans pour faire cette chasse? bouhouhou

    1. Merci 😊 Tu sais que je me suis posé la question de savoir si les mamans détentrices de découpeuses pourraient être intéressées par des versions “calibrées” de mes kits pour qu’elles puissent les imprimer et découper elles-mêmes. Réflexion à pousser plus loin donc… 🤔

  2. Bonjour Gwen, je partage ta passion pour les livres et les beaux papiers! Tu fais un travail magnifique!
    Quel parcours pour cette impression, et quelle ténacité tu as! BRAVOOOO.
    Une petite question : est-il possible d’utiliser tes jeux en extérieur (pour jouer avec des enfants dans la forêt par exemple?)
    Merci encore pour cet article dynamique et si bien écrit!

    1. Oh, merci 🥰 Pour répondre à ta question, oui, tu peux organiser les épisodes 1 et 2 de l’escape game dans la Forêt Enchantée en extérieur, la nature permet même une aventure encore plus immersive. Et l’été dernier, une lectrice avait même organisé ma chasse au trésor pirate dans une forêt 😃

  3. Et bien dis donc !! Jamais je n’aurais pensé que le monde des éditeurs / imprimeurs était si … proche de celui des affaires ! La morale n’a pas beaucoup sa place… En tous cas bravo pour ton travail et pour aller au bout de tes rêves sans vendre ton âme au diable 🙂

    1. Pour en avoir discuter avec quelques personnes, c’est une pratique malheureusement assez habituelle chez certains éditeurs 😕 Mais je veux croire qu’il existe des éditeurs respectueux de leurs auteurs et illustrateurs 🤞 En attendant, j’explore d’autres pistes car si j’ai lancé ma p’tite entreprise, c’est pour pouvoir travailler sur des projets avec lesquels je me sens alignée 😊

  4. Oui vraiment, Bravo ! S’investir dans sa passion et ne rien lâcher !
    Bonne continuation.

    1. Merci 😊 Ce n’est pas toujours simple, mais j’essaie de tenir le cap 👩‍✈️

  5. Bonjour je partage ton avis : le jeu est un moyen d’apprentissage exceptionnel pour les enfants ! Ils embarquent dans une aventure et ils sont prêts à apprendre, tester, essayer sans retenu… une très très bonne idée !

    1. J’en suis convaincue, le jeu est meilleur support d’apprentissage du monde 😊

  6. Bravo Gwen,

    C’est un sacré parcours du combattant (un escape game à lui tout seul !!) et je te souhaite de trouver la meilleure solution possible pour toi et tes jeux qui ont l’air magnifiques 🙂

    1. Merci 😊 Ce n’est pas parce que le chemin n’est pas en ligne droite qu’on n’arrive pas à bon port 😉

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